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CAMARADE
SALUT !
Revue
trimestrielle de la Confédération Syndicale des Travailleurs
du Togo (C S T T)
N°
013 de Février 1999 – 4ème année
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La CSTT a pris
une part active au séminaire d'évaluation de l'ODSTA.
Du
1er au 5 février 1999, s'est tenue au siège de
l'Organisation Démocratique Syndicale des Travailleurs Africains
(ODSTA) à Lomé une session d'évaluation des activités
de l'année 1998 et de présentation du programme WSM/ODSTA
1999.
Ouverte
par M. Kikongi Fernand, président de l'ODSTA et président
de la CMT en présence de M. Akoueté Adrien Bêliki,
secrétaire général adjoint de l'ODSTA la session a
été animée par MM. Armand Gorgeman de WSM - Belgique,
Jan Derymaker de la CSC Hebeyu Shone Conseiller Technique de Projets WSM
- Afrique, Luc Carton de Fondation Travail Université, de Mmes Faustina
Van Aperen de FSI CMT, Laura G. de Txabarri de Garapena (Espagne), les
techniciens de l'ODSTA et les délégués d'une vingtaine
d'Organisations affiliées à l'ODSTA.
Six
grandes phases ont été abordées :
- Bilan
technique et financier des activités réalisées en
1998
- L'évaluation
de l'impact des mécanismes d'exécution du programme WSM/ODSTA
98
- L'appui
institutionnel aux organisations
- L'évaluation
générale de la session d'évaluation
- La
présentation du plan d'action 99 et les perspectives de renforcement
et d'amélioration des activités dans le cadre des programmes
- Les
recommandations
Après
avoir reconnu l'utilité d'une session d'évaluation, les participants
au séminaire ont proposé que cette phase du programme soit
éclatée en deux temps :
- une
session en Juin pour la planification
- et
une autre en Février pour l'évaluation
En
outre, dans les recommandations, le problème des cotisations a été
évoqué ainsi que celui relatif à l'envoi des rapports.
Le
séminaire a mis un accent particulier sur ces deux aspects et la
date limite d'envoi des rapports moral et financier des activités
à l'ODSTA est fixée au 15 Février 1999. Cela permettra
à l'ODSTA de pouvoir être à jour à son tour
auprès des partenaires. Toutes les organisations nationales ont
été interpellées pour le respect scrupuleux des mesures
prises.
Il
est à rappeler que la Confédération Syndicale des
Travailleurs du Togo (CSTT) organisation hôte de l'ODSTA a pris une
part active aux travaux.
*******************************************************
Recommandations
A
l'ODSTA
-
Mise en
place des programmes de formation de longue durée à l'intention
des formateurs syndicaux.
-
Améliorer
les pratiques actuelles de communication avec les organisations nationales.
-
Communiquer
aux organisations nationales les décisions importantes prises en
guise d'application des recommandations du séminaire d'évaluation.
-
Conditionner
le bénéfice des activités des différents programmes
à la production des rapports et au versement des cotisations.
-
Institutionnaliser
des rencontres de planification et de programmation participative
-
Prendre
en compte le projet de planification et de programmation établi
pour rendre plus efficace les activités du programme régional.
-
Rendre
plus flexible le programme actuel dans son ensemble pour faciliter son
adaptabilité aux différentes mutations qui s'opèrent.
-
Accorder
la priorité, en matière d'appui institutionnel, aux organisations
nationales dépourvues de moyens de base pour leur fonctionnement
(communication, secrétariat).
-
Faire
parvenir aux organisations nationales les documents relatifs aux séminaires
et rencontres régionaux au moins un mois avant la tenue des assises.
-
Elaborer
et transmettre aux organisations nationales un canevas d'élaboration
ou de présentations des rapports.
Aux
Organisations nationales
-
Production
régulière des rapports portant sur l'ensemble des activités
menées.
-
Exploiter
constamment les informations disponibles et les expériences capitalisées
en vue d'assurer la cohérence et la continuité institutionnelle.
-
Mettre
en place une cellule de formation ayant des contacts permanents avec les
départements techniques de l'ODSTA.
-
Instaurer
la culture de planification, de programmation et d'auto-évaluation.
-
Répondre
régulièrement aux exigences réglementaires de l'ODSTA.
-
Communiquer
à l'ODSTA les décisions ou les mesures importantes prises
en guise d'application des recommandations du séminaire d'évaluation.
-
Renforcer
la démocratie syndicale.
-
Améliorer
les pratiques actuelles de communication avec l'ODSTA.
-
Fournir
des adresses officielles et fiables à l'ODSTA pour faciliter les
communications.
-
Développer
des échanges et la collaboration entre elles.
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La
COOPAC-CSTT ouvre un nouveau centre de prestation de services
Dans
le cadre de la recherche d'autosuffisance syndicale, des initiatives génératrices
de revenus ont germé un peu partout en Afrique. Au Togo, la Confédération
Syndicale des Travailleurs du Togo (CSTT) n'est pas allée par quatre
chemins. Elle a saisi d'opportunité pour lancer sa Coopérative
d'Achat et de Consommation (COOPAC) depuis le 03 septembre 1997.
Le
1er Mai 1998, elle inaugura officiellement :
la
cantine des travailleurs à Kodjoviakopé, la composante papeterie
-bureautique, la composante transport et la mutuelle de santé.
Toujours
dans le souci d'apporter un plus à l'histoire syndicale togolaise
"rénovée" la CSTT vient de se doter de son propre siège
social acheté par elle-même avec l'appui de ses partenaires.
Fidèle
à la politique de réinsertion des déflatés,
la CSTT vient encore une fois d'ouvrir une succursale de sa COOPAC dans
les locaux de ce nouveau siège 1a rue Van Lare, près du CNPP
à Lomé. Cette extension permet de satisfaire les doléances
des militants et sympathisants qui estiment le siège socio-économique
de Kodjoviakopé éloigné du centre ville. Aujourd'hui,
en plus des installations de Kodjoviakopé qui continuent toujours
de fonctionner normalement, le Secrétariat confédéral
chargé des Activités Socio-Economiques appuyé par
le Conseil d'Administration de la Coopérative CSTT met à
un coût social, plusieurs structures de prestation de services à
la disposition des travailleurs de toutes catégories et de tous
les secteurs : un bar un restaurant avec des repas à moindre coût
un magasin d'achat-consommation et une papeterie bureautique bien équipée.
Les
Responsables syndicaux assurent le contrôle routier des Taxi-Motos
:
Depuis
toujours, le contrôle routier est l'apanage des forces de sécurité,
police et gendarmerie selon le système français. Au Togo,
cette pratique a tellement suscité mécontentement et réprobation
à telle enseigne que le gouvernement, devant l'ampleur du "drame",
a décidé de prendre le taureau par les cornes. Sur requêtes
des syndicats des transports et par décision du gouvernement togolais
en date du 23 octobre 1998, les contrôles routiers effectués
par les forces de sécurité sont supprimés sur toute
l'étendue du territoire national.
Désormais,
la gestion de ce secteur incombe aux syndicats qui ont la lourde mission
de sensibiliser leurs militants et de les amener non seulement à
respecter les règles sécuritaires sur la route mais aussi
à s'auto-contrôler et s'auto-responsabiliser. Voilà
une première victoire des syndicats togolais des transports routiers.
Cependant
en étudiant à fond la décision on s'aperçoit
qu'elle pose problème au niveau de la substitution du syndicat à
la police de route d'autant plus que les acteurs syndicaux n'étaient
pas préparés à jouer ce rôle.
La
circonscription de ce problème est nécessaire pour mieux
définir une stratégie et la réussir.
A l'instar
des syndicats de transport "auto", les motos taxi ont pris leur temps pour
mieux cerner les paramètres indispensables à la réussite
de leur action. Formation syndicale poussée aidant les gestionnaires
des Taxi-motos devant cette confiance que leur fait le gouvernement, ont
axé leur stratégie sur la sécurité : garantir
la sécurité pour tous. Il s'agit pour l'USYNCTAT (Union Syndicale
des Conducteurs de Taxi-motos du Togo) dirigée par M. Agbo Komlavi
François, d'amener tous les militants et tous ceux qui exercent
l'activité ou en vivent, à se conformer à la réglementation
en vigueur telle que définie dans l'arrêté interministériel
N° 001/MIS/MCPT du 04 Janvier 1996. Le défi est d'arriver à
ce que les conducteurs aient la tenue bleue numérotée, la
plaque jaune, les casques et le permis de conduire.
Les
rafles régulières constatées ces derniers temps à
Lomé et qui doivent s'étendre à l'intérieur
du pays permettront de :
- faire
en sorte que les conducteurs se mettent en règle
- assainir
le secteur
- sécuriser
les personnes et les biens
- former
gratuitement les conducteurs à la notion de code de la route et
la maîtrise de l'engin.
C'est
un pari qui doit faire école, car chacun doit comprendre que c'est
pour son propre bien.
Cette
décision constitue un atout mobilisateur pour les syndicats et présente
les avantages suivants :
- encadrement
et maîtrise du secteur transport "2 roues"
- respect
de la réglementation en vigueur
- renforcement
de l'action syndicale sur le terrain.
Pour
l'Etat la décision permet de juguler les embouteillages et de permettre
la fluidité du transport qui doit permettre l'intégration
régionale avec la suppression des nombreux barrages des forces de
sécurité afin de permettre une circulation rapide et sûre
des personnes et des biens.
Quant
à la formation, elle est dispensée gratuitement par le syndicat
au profit des militants conducteurs non détenteurs du permis de
conduire. Il s'agit plus précisément des cours de code et
de conduite moto en vue d'éliminer les accidents de circulation
et assurer la sécurité sur les routes.
CSTT
: La Clinique des Travailleurs bientôt opérationnelle.
En
vue d'aider les travailleurs pour ce qui concerne la prise en charge durable
de leurs soins de santé et ceux de leurs familles respectives, la
Confédération Syndicale des Travailleurs du Togo (CSTT) a
initié avec l'appui de ses partenaires l'installation d'une clinique
des travailleurs dans les locaux de l'ancien siège de la Confédération
à Kodjoviakopé, près de la pharmacie. Ce centre de
soins au profit des travailleurs a été rendu nécessaire
par les diverses difficultés que rencontrent les populations dont
les travailleurs dans la prise en charge des soins de santé.
Les
quinze dernières années ont été marquées
par une baisse ou une stagnation de la production, des revenues et du niveau
de vie des populations dans les pays africains. Dans les années
80, des programmes d'ajustement structurel ont été mis en
oeuvre dans la plupart des pays, pour remédier à cette crise.
Ces programmes ont entraîné une réduction drastique
des dépenses publiques et une dévaluation des monnaies qui
ont été durement ressenties par les couches les plus pauvres
de la population.
La
dégradation des conditions économiques a entraîné
une détérioration de l'état de santé de la
population notamment des femmes et des enfants. La réduction des
dépenses publiques de santé a eu une répercussion
négative importante sur la disponibilité et la qualité
des soins offerts à la population.
Face
à cette situation, les ministres de la santé des pays africains
se sont réunis au Mali en 1987, lors d'une conférence organisée
sous l'égide de l'OMS et de l'UNICEF. Cette conférence a
été marquée par le lancement de "l'Initiative de Bamako"
dont le but est d'assurer à l'ensemble de la population l'accès
aux services de soins de santé primaires et de restaurer la confiance
des usagers dans les services de santé publics.
En
complémentarité avec l'initiative de Bamako, les acteurs
africains du secteur de la santé et les mouvements sociaux ont commencé
à se mobiliser pour trouver des solutions au double défi
de l'amélioration de la santé des populations et du financement
durable des soins de santé. Ces solutions sont inspirées
principalement des pratiques traditionnelles d'entraide mutuelle en Afrique
et des mouvements sociaux mutualistes européens.
Le
cas du Togo est tout à fait particulier. Depuis la fin des années
70, le Togo est confronté à des déséquilibres
profonds de son économie une fois passée la période
faste du boom phosphatier de l'année 1975. C'est après cette
période que commencent les difficultés qui vont rapidement
s'accentuer pour ouvrir dès 1979 des réformes économiques
avec la collaboration du FMI et elles durent depuis vingt ans. Cette situation
n'a pas favorisé le développement humain. Le Togo est, en
effet, un pays à développement humain faible selon le rapport
mondial sur le développement humain 1994 du PNUD, il occupe le rang
de 145e sur les 173 pays considérés. Une étude
réalisée par USAID en 1990 montre que les dépenses
globales de santé par habitant et par an est de 1 500F CFA en 1989
et 2 246 en 1991. Environ 10% des ménages sont incapables de faire
face aux dépenses de santé, et c'est grâce à
l'initiative de Bamako que 65% de la population ont actuellement accès
aux médicaments essentiels génériques.
Il
faut noter également que depuis dix ans, le budget de fonctionnement
de la santé oscille entre 4,2 et 5,7% du budget général.
Les charges salariales représentent plus de 55% de ce budget. De
ce fait, la situation sanitaire au Togo qui a subi les conséquences
des programmes d'ajustement structurel a été sérieusement
affectée par la crise socio-politique des années 90 et s'est
aggravée avec la dévaluation du Franc CFA survenue en Janvier
1994.
Aujourd'hui,
la population éprouve d'énormes difficultés à
accéder aux soins de santé de base soit parce qu'elle n'a
pas de moyens financiers pour faire face aux coûts élevés
des soins, soit parce que les formations sanitaires se trouvent dans l'incapacité
de répondre aux besoins en soins de la population.
Une
étude récente situe à 4,52% les dépenses de
santé et d'hygiène des ménages par rapport au SMIG
officiel (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti) de 13 757 francs
CFA. Cette situation de "privilégiés" ne concerne que les
6,20% des travailleurs qui exercent un emploi moderne. Les 72,01% qui représentent
le secteur informel (Etude PNUD-1991), n'ont pas de couverture maladie
ou d'assurance santé alors que, selon les estimations 1995 de APTE-Afrique,
58,40% de Togolais vivent sous le seuil de pauvreté et 31,68% en
dessous du seuil d'extrême pauvreté. Les indicateurs sanitaires
sont alarmants : taux de mortalité infantile 86‰ (1996- UNICEF),
taux brut de mortalité 13‰ (1995-FNUAP) ; 12 470 habitants pour
un Médecin ; 9 330 habitants pour une Sage femme et 3 093 habitants
pour un infirmier (1994 DISER-MSP).
C'est
cette situation qui a motivé la Confédération Syndicale
des Travailleurs du Togo (CSTT) en collaboration avec ses partenaires à
initier la création d'un centre médico-social pour aider
à la prise en charge durable des soins de santé des travailleurs
dans le cadre des activités de la Mutuelle de Santé de la
CSTT (MUSA-CSTT).
Si
nous définissons la mutuelle comme : une association facultative
de personnes à but non lucratif dont la base de fonctionnement est
la solidarité entre tous les membres ; et la santé (selon
l'OMS) comme : un état complet de bien-être physique, mental
et social et non pas une absence de maladie ou d'infirmité, nous
comprendrions que la MUSA-CSTT veut, sur une base associative et de solidarité
permettre à ses adhérents d'accéder à des avantages
comprenant la gratuité des soins dispensés ainsi que la prise
en charge partielle des traitements reçus dans les cliniques et
cabinets privés à concurrence d'un certain montant.
Dans
la même optique, la MUSA-CSTT devra gérer une pharmacie communautaire
de médicaments essentiels et de certains produits de spécialité
acquis avec la collaboration des partenaires de la Confédération
; le tout devant démarrer très prochainement.
Plusieurs
rencontres et formations ont été organisées à
cette fin avec l'appui des partenaires notamment en 1997 dans le cadre
de formation de l'Organisation Démocratique Syndicale des Travailleurs
Africains (ODSTA) et plus récemment du 2 au 6 novembre 1998 grâce
au partenariat CFTC-CSTT. Ce Séminaire-Atelier sur les professions
de la santé au Togo organisé conjointement par la CFTC/France
et la CSTT avec la collaboration du Syndicat des Sage-Femmes du Togo (SYNSAFETO)
avait reconnu que "le problème de santé en Afrique en général
et au Togo en particulier constitue un casse-tête et que seules les
formations régulières pourront permettre aux professionnels
de la santé d'améliorer leurs prestations. Il avait abouti
à un accord de partenariat CFTC/CSTT devant aider à la mise
en place de la mutuelle de santé.
Accord
de partenariat CFTC/CSTT
La
Confédération Française des Travailleurs Chrétiens
(CFTC) et sa Fédération Santé-Sociaux remercient la
Confédération Syndicale des Travailleurs du Togo (CSTT) de
les avoir invitées à cette première session de formation
des professionnels de santé du Togo.
La
CFTC rappelle son attachement à une politique syndicale de terrain
basée sur la coopération et la solidarité.
La
CFTC et la CSTT s'engagent à promouvoir des actions de développement
syndical et professionnel auprès des acteurs de la santé
togolaise par la tenue périodique de formations en France et au
Togo.
La
Fédération Santé-Sociaux CFTC apportera son soutien
technique à la CSTT à poursuivre son action de création
d'une Mutuelle de santé pour les travailleurs et s'engage à
l'assister pour sa mise en place et son fonctionnement.
Fait
à Lomé, le 6 Novembre 1998
Pour la
CFTC Pour CSTT
Le
Secrétaire Général Adjoint Le secrétaire Général
Fédération
Santé-Sociaux
Patrick
KIEFER Adrien Béliki AKOUETE
Femmes et responsabilités
familiales, professionnelles et Syndicales
La
Togolaise assure un triple rôles de procréatrice, de productrice
et d'éducatrice au sein de sa famille, sur son lieu de travail et
dans le mouvement syndical. Face à ces trois responsabilités
il lui faut savoir bien gérer son temps, bien planifier et bien
programmer ses activités mais surtout faire preuve en toutes occasions
de son bon sens et de sa dignité de femme.
Dans
son ouvrage intitulé : "Femmes Togolaises Aujourd'hui et Demain"
Livre Blanc édité par le Centre de Recherche de formation
et d'information de la Femme CRIFF et le GF2D, il a été répertorié
de nombreuses discriminations et des obstacles qui font que la femme n'arrive
pas toujours à concilier toutes ses responsabilités :
Au
sein de sa famille
Ce
document a noté à ce niveau, le non-respect par les maris
de l'obligation de contribuer aux charges financières du ménage,
de contribuer aux travaux domestiques, des difficultés liées
à l'attribution de la fonction de chef de famille à l'homme,
à des divorces abusifs et à des violences physiques etc...
Sur
les lieux de travail
Très
peu de femmes accèdent aux postes de responsabilité car de
nombreuses considérations physiologiques et sociologiques prennent
le pas sur leur compétence. Les Togolaises sont pénalisées
par les dispositions des articles 5 et 132 du code général
des impôts qui n'accordent des abattements qu'aux hommes considérés
comme chef de famille ayant des personnes à charge dont les femmes
.
Les
secteurs privés, modernes parapublics et industriels sont largement
dominés par les hommes. La faible représentativité
des femmes (moins de 5%) est le reflet du faible taux de scolarisation
des filles dû aux préjugés. De plus en raison des pesanteurs
sociologiques la femme se trouve dans l'obligation de travailler trois
fois plus que son partenaire homme si elle veut être reconnue et
avoir de la promotion.
Dans
le mouvement syndical
Exercer
un emploi ou militer dans les mouvements syndicaux est un droit reconnu
à la femme par la constitution togolaise et dans la plupart des
textes ratifiés par notre pays. Malheureusement, ces nombreuses
charges familiales et professionnelles (elle est souvent obligée
de se livrer à des activités commerciales en plus de son
emploi salarié pour pouvoir joindre les deux bouts), l'empêchent
de participer aux activités syndicales au même titre que les
hommes et d'assumer des responsabilités. Les lieux et heures de
réunion par exemple ne tiennent toujours pas compte de ses besoins
spécifiques. Des préjugés qui interdisent à
la femme d'élever la voix devant son partenaire homme, l'image que
projette le syndicat par l'emprise des hommes aux postes de responsabilités,
amène les femmes à ne pas se sentir souvent à l'aise
dans les rôle de second plan dans lesquels elles sont confinées.
Bien
gérer son temps et ses activités pour mieux assumer ses responsabilités
familiales professionnelles et syndicales.
Le
manque de formation et d'information, l'indisponibilité de certaines
femmes et l'insuffisance de solidarité entre elle, sont autant de
facteurs négatifs qui font que la femme n'arrivent pas à
assumer des responsabilités au sein du mouvement syndical.
Bonne
gestion du temps
En
raison de l'importance des rôles qu'elle assume au sein de la société
togolaise et des nombreux obstacles qui entravent son épanouissement
sur le plan familial, social, professionnel et associatif, la femme est
obligée de trouver un compromis permanent pour concilier toutes
ses responsabilités aussi importantes les unes que les autres. Elle
doit se fixer des objectifs à atteindre et planifier ses activités.
Il lui faut un plan d'action à court, moyen et long terme. Quotidiennement
il lui faut un calendrier d'exécution de tâches, un classement
des activités par priorité et savoir les urgences. Certains
pensent qu'il est contraignant de programmer ses activités à
l'avance mais c'est bien le contraire si cette programmation s'effectue
selon un processus en plusieurs étapes qui demandent à la
fois réflexion, technique et pratique.
Savoir
être
Pour
pouvoir réconcilier toutes ses responsabilités la femme doit
savoir s'organiser et s'efforcer de se comporter en femme consciente et
libre. Il est stressant pour la femme d'être efficace et solide dans
son travail, ferme dans ses revendications sur l'amélioration de
ses conditions de vie et de travail ; tout en se montrant tendre et enjouée
au sein de son foyer. Elle ne peut réussir sa noble mission si elle
ne possède pas de force morale une excellente santé, l'amour
du travail et une autorité certaine. Elle doit faire beaucoup plus
d'effort que l'homme pour se faire accepter par ses collègues hommes
aussi bien que femmes, ses supérieurs, et même ses apprentis
et apprenties. Elle doit être cordiale et disponible tout en restant
réservée et rigoureuse. Pour y arriver il lui est indispensables
d'avoir des lignes directrices de fond, un plan de carrière, des
principes, un idéal. La femme doit surtout veiller à assurer
à ses enfants filles comme garçon les chances, dans le domaine
de l'éducation et de l'instruction.
Savoir
faire
Pour
terminer voici des conseils pratiques qui selon nous peuvent aider la femme
à être une bonne mère et épouse, une travailleuse
productive, une militante et une citoyenne engagée dont la société
dans son ensemble tirera mille et un avantages. Eviter de dépenser
le temps inutilement en l'investissant dans une bonne programmation de
nos activités.
Apprendre
à se libérer de ses préjugés et de ses inhibitions.
Définir
ses propres aspirations et se fixer des objectifs à atteindre en
planifiant bien ses études, sa carrière et ses activités
quotidiennes.
Eviter
de trop se fier à notre mémoire en marquant par exemple ses
rendez-vous les délais les réunions sur des agendas.
Prendre
l'habitude de mettre de l'ordre autour de soi (bureau maison)
Apprendre
à dire non, à réclamer ses droits, pourrait éviter
une surcharge de travail à la femme.
S'affirmer
selon sa personnalité, et non en fonction de ce que les autres attendent
de soi (enfants, maris, employeurs etc...)
Avoir
le courage de se cultiver afin d'améliorer ses compétences
à tout âge. |