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Transition de l’économie informelle vers le formel, des acteurs syndicaux renforcent leurs capacités

Dernière mise à jour : 10 déc. 2021



Un atelier de formation des leaders syndicaux togolais s’est tenu à Lomé du 30 novembre au 3 décembre 2021. Organisée par la CSI-Afrique et l’Institut Belleville de la CFDT, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme de la CSI-Afrique portant sur les acteurs de l’économie informelle axé sur le thème “Analyser l’évolution de l’économie informelle et des expériences de syndicalisation”.

Au cours des travaux, les participants ont parcouru l’évolution de l’économie informelle au Togo et les expériences de syndicalisation que les centrales syndicales ont déployée et ont, en outre, évalué les avancées que le pays a enregistrées. A déclaré à la presse, Emmanuel Agbénou, Secrétaire général de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Togo (CSTT).

L’essentiel des formations programmées au cours de cet atelier a été assuré par une délégation de l’Institut Belleville de la CFDT qui a partagé l’expérience française avec les participants.

« Le Covid-19 nous a permis de nous rendre compte que l’économie informelle est très fragile parce que les mesures sanitaires mises en place l’ont totalement affaibli et que les travailleurs de l’informel ont besoin de protection sociale. Nous n’allons pas faire du copier-coller de comment ça se passe en France. Nous allons apporter notre contribution en nous basant sur comment les choses se passent au Togo et quelles réponses on peut apporter pour que les travailleurs et travailleuses de l’informel puissent avoir des droits en vue de leur protection », indique Martine Roy, Déléguée générale de l’Institut Belleville.



Pour Joseph Toé, Coordonnateur du programme organizing CSI-Afrique, les organisations syndicales ne trouvent leur justification et leur contre-pouvoir que dans le nombre de leurs membres .

« Comment pourrons-nous justifier d’être des organisations syndicales et de laisser en marge l’organisation d’un pan important de ceux qui sont censés être nos membres potentiels, c’est à dire les travailleurs de l’économie informelle », s’interroge-t-il. Pour M. Toé, il est nécessaire que des stratégies appropriées soient mises en place au niveau des organisations syndicales pour sortir les acteurs du secteur informel de la précarité, améliorer leur part contributive au niveau de l’économie et réduire le niveau de pauvreté de l’Afrique en général.




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